Les enfants français ne se calment pas au supermarché : 5 règles pour élever des enfants sans crier (et ça marche aussi chez nous !)

par Odette Monnier

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Vous emmenez votre enfant au supermarché. Il voit un jouet, le demande, et vous dites « non ». Et là, c’est le drame : cris, larmes, chute par terre, coups de pied. Vous êtes gêné(e). Les autres clients font demi-tour. Vous cédez et achetez cette fichue voiture. De retour à la maison, vous êtes furieux(se) contre vous-même. Les parents français ne réagissent pas ainsi, non pas parce que leurs enfants sont « obéissants », mais parce que, dès le plus jeune âge, ils appliquent le principe du « cadre et de la liberté ». La psychologue parisienne Anne-Laure Benattar (auteure de « Comment élever un enfant à la française ») propose 5 règles pour éviter les crises de colère en public.

Règle 1 : « Non », c’est « non », sans exception.

Si vous avez dit « non » à votre enfant pour une barre chocolatée avant le déjeuner, ne changez pas d’avis cinq minutes plus tard parce qu’il pleure. Les parents français pensent que céder après un refus apprend à l’enfant que les crises de colère sont efficaces. On renforce ce comportement. La prochaine fois, il pleurera encore plus fort et plus longtemps pour obtenir ce qu’il veut. Que faire ? Répondre fermement : « J’ai dit non. Si tu continues à crier, on quitte le magasin.» Si les cris persistent, faites demi-tour et partez. Même avec un chariot plein. Une ou deux fois, l’enfant comprendra que les crises de colère ne servent à rien. Certes, c’est délicat. Mais c’est plus rapide que des années de persuasion.

Règle n° 2 : Trois avertissements – pas pour les Français

Au lieu de répéter sans cesse « Arrête tout de suite ! Je te l’avais dit ! », les parents français utilisent un seul avertissement : « Si tu ne t’arrêtes pas, voilà ce qui va se passer.» Et si l’enfant continue, la punition est appliquée immédiatement. Par exemple : « Si tu ne ranges pas tes jouets, on n’ira pas au parc.» Si tu ne les ranges pas, tu n’iras pas au parc. Pas de seconde chance. Les enfants apprennent vite que les paroles de leurs parents ont du poids. Important : la punition doit être proportionnée (ne les privez pas de dîner à cause de leurs jouets) et suivre immédiatement la faute. Un enfant de 3 à 5 ans ne fera plus le lien entre une punition différée (le soir) et une raison.

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