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Parentalité et famille

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Il pleut. C’est le week-end. Les enfants s’ennuient. Vous allumez des dessins animés… et les voilà, scotchés à votre tablette pendant cinq heures. Vous culpabilisez, mais vous ne voyez pas d’autre solution. Stop ! Dans les familles françaises, un jour de pluie est synonyme de créativité et de jeux, sans prise de tête. Voici 30 activités par catégorie (pour les 2-12 ans). Affichez la liste sur votre frigo !

Pour les enfants de 2 à 4 ans

Peinture au doigt sur du vieux papier peint (étalé par terre). On peut fabriquer de la peinture avec du yaourt et du colorant alimentaire.

Boîte à haricots (haricots secs, cuillères, moules… on peut les vider et les mélanger pendant des heures).

Tunnel de coussins et de couvertures avec une lampe de poche à l’intérieur.

Jeux de pinces à linge (fixées sur le bord d’une boîte en carton).

Un trieur fabriqué avec des matériaux de récupération (couvercles et bocaux divers). Pâte à modeler (farine, sel, eau, huile) – non toxique.

Orchestre musical (casseroles, cuillères, bouteilles en plastique remplies de céréales).

Bains à bulles (on peut même souffler des bulles dans une baignoire vide).

Livres à fenêtres (à fabriquer soi-même avec un classeur d’autocollants).

Faire semblant de faire les courses (vieux sacs, bocaux, fausse monnaie).

Pour les enfants de 5 à 7 ans.

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Les enfants coûtent cher. Vêtements, activités extrascolaires, fournitures scolaires, anniversaires… En France, où les loyers ont augmenté de 20 % en trois ans, chaque famille cherche des solutions pour faire des économies sans sacrifier son confort. Voici 5 astuces éprouvées utilisées par les parents français pour éviter de contracter des prêts pendant les fêtes.

1. Achetez les vêtements de vos enfants au marché et dans les magasins de marques chinoises (attention à la qualité !)

Les vêtements pour enfants aux Galeries Lafayette sont hors de prix (30 euros pour un t-shirt trop petit dans deux mois !). Les Français se ruent sur Gifi, Action, Babou et Centrakor. On y trouve des t-shirts à 4 euros, des jeans à 8 euros et des pyjamas à 6 euros. La qualité est souvent comparable à celle des grandes marques, car les mêmes usines chinoises se contentent de recoudre les étiquettes. Conseil : pour tous les jours, privilégiez ces magasins. Pour les week-ends, profitez des soldes de marques (deux fois par an, elles proposent des réductions jusqu’à 70 %). N’oubliez pas Vinted (leader français de la revente de vêtements d’enfants d’occasion) : les articles en parfait état coûtent entre 2 et 5 euros.

2. Fournitures scolaires : Faites votre liste au dernier moment et achetez en gros.

Les écoles françaises publient la liste des fournitures scolaires en juin. N’achetez pas immédiatement. En août, les prix baissent de 20 à 40 %. Commandez en gros sur Amazon ou bureau-vallée.fr. Les lots de stylos et de cahiers sont particulièrement avantageux. Une famille française dépense en moyenne 150 à 200 euros par enfant et par an en fournitures scolaires. En achetant intelligemment, vous pouvez vous en sortir avec 70 à 90 euros. Un conseil : de nombreux articles (peintures, ciseaux) sont réutilisables d’une année sur l’autre. Ne jetez pas les trousses et les règles de l’année dernière.

3. Clubs et sports : Privilégiez les centres municipaux aux centres privés

En France, le sport pour enfants est cher. Un club privé de tennis ou de judo coûte entre 300 et 500 € par an. Les centres sportifs municipaux (CSM) proposent les mêmes cours pour 50 à 120 €, car ils sont subventionnés par la mairie. Consultez le site internet de votre ville pour trouver des informations sur les inscriptions sportives pour enfants. Des associations de parents d’élèves (APE) organisent également des cours de robotique, de dessin et de théâtre à prix abordables (40 à 60 € par saison). La qualité est équivalente à celle des cours privés, mais les groupes sont plus importants (12 enfants contre 6). Pour les tout-petits, des ludothèques sont disponibles gratuitement.

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Votre ado claque la porte. Il/Elle ne vous parle plus. Il/Elle s’habille en noir, écoute de la musique bizarre et fréquente des gens que vous n’aimez pas. Vous avez l’impression de perdre le contrôle. Mais en France, les crises d’adolescence sont moins fréquentes – non pas parce que les jeunes Français sont différents, mais parce que les parents utilisent trois techniques éprouvées. La psychologue bordelaise Hélène Rougé, auteure du best-seller « L’adolescent en pleine lumière », affirme que 80 % des conflits peuvent être résolus simplement en modifiant sa façon de communiquer.

Astuce n° 1 : Écouter sans donner de conseils (écoute active)

Quand un ado se plaint d’un professeur ou d’être insulté par des camarades, la réaction typique d’un parent est de donner immédiatement des conseils : « Tu devrais lui parler », « Préviens le proviseur », « Ignore-le ». L’ado explose : « Vous ne me comprenez pas ! » Car il ne demande pas de conseils. Il demande à être entendu. Les parents français utilisent la technique de « l’écoute active » : ils reformulent les derniers mots de leur enfant avec empathie. Exemple : Enfant : « Luc m’a traité d’idiot à la cantine. » Parent : « Tu étais vraiment contrarié, n’est-ce pas ? » Enfant : « Oui, et personne ne t’a défendu. » Parent : « Tu te sentais seul. » Enfant : « … En fait, je veux juste changer de classe. » Parent : « Tu pensais justement à changer de classe. » Ce n’est qu’après que l’enfant se soit exprimé qu’on peut lui proposer des solutions. Cette technique réduit les conflits de 70 %.

Technique 2. Négocier plutôt qu’imposer un ultimatum

Les parents français savent qu’une interdiction directe incite à la transgresser. Au lieu de dire « N’ose même pas fumer ! » (il essaiera de toute façon), ils disent : « Je sais que tes amis fument. Je ne peux pas t’empêcher d’essayer, mais convenons que si tu décides d’essayer, parles-m’en d’abord. » Je vais te dire les vraies conséquences, tant sur le plan sanitaire que financier. Un adolescent se sent respecté et est plus enclin à communiquer. La méthode du « choix sans choix » fonctionne aussi : au lieu de dire « range ta chambre », demandez « tu la ranges maintenant ou dans 20 minutes ?» Le cerveau de l’adolescent passe ainsi de la résistance au choix.

Technique 3. Des limites claires avec des exceptions raisonnables

Les adolescents ont davantage besoin de limites que les jeunes enfants car ils testent la sécurité du monde. Les familles françaises appliquent la règle des trois infractions : le premier dépassement du couvre-feu est un avertissement, le deuxième entraîne la privation de téléphone pour la soirée, et le troisième une interdiction d’une semaine. Les limites doivent être fixées à l’avance et ne pas être modifiées à la dernière minute. Mais la négociation est possible : si un adolescent demande à avancer le couvre-feu d’une heure le samedi en échange d’un coup de main à la maison, c’est acceptable. La flexibilité favorise la responsabilisation.

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Votre enfant vient d’avoir son premier téléphone. Vous êtes ravi(e) : il/elle est toujours connecté(e). Mais vous êtes aussi inquiet(ète). Que regarde-t-il/elle sur YouTube ? À qui échange-t-il des messages sur WhatsApp ? Combien de temps passe-t-il/elle sur TikTok le soir ? En France, le temps passé devant les écrans est un sujet important : un adolescent passe en moyenne 8 heures par jour devant un écran. Mais des solutions existent. Les contrôles parentaux intégrés aux téléphones sont peu efficaces (les enfants trouvent rapidement des solutions de contournement). Trois applications, développées en France et en Europe, fonctionnent réellement, sans intruser dans les messages privés et sans abonnement coûteux.

1. Qustodio (version gratuite pour 1 appareil)

Meilleure application selon l’association française e-Enfance. La version gratuite vous permet de : suivre le temps passé sur chaque application, bloquer les jeux pendant les heures de classe, filtrer les sites web par catégorie (pornographie, jeux d’argent, violence) et consulter l’heure du coucher de votre enfant (dernière activité). Un inconvénient de la version gratuite : elle ne montre pas le contenu des messages (ce qui est un avantage, car les enfants se sentent plus en sécurité). Les parents installent l’application sur le téléphone de leur enfant en mode « enfant » et sur le leur en mode « parent ». Elle est compatible avec Android, iOS, Windows et Mac.

Conseil : Établissez un planning : 21h00 — désactivation des réseaux sociaux, accès limité aux appels et à la calculatrice (pour les devoirs). 7h30 — déverrouillage. Important : expliquez à votre enfant pourquoi vous faites cela : « Pour que tu ne rates pas l’école à cause de YouTube tard le soir, pas pour t’espionner. Je désactiverai tout dans un an, quand tu auras 13 ans.»

2. Family Link de Google (gratuit)

Le contrôle parental intégré de Google. Moins performant que Qustodio (il ne permet pas de bloquer les applications individuellement avec une minuterie), il est néanmoins gratuit et facile à utiliser. Il permet de gérer les achats sur le Play Store, d’autoriser ou de bloquer l’installation d’applications, de suivre la localisation de votre enfant et de définir des limites de temps d’écran. Avantage principal : votre enfant ne peut pas désactiver le contrôle si le téléphone est associé à votre compte Google Famille. Inconvénient : YouTube n’est pas entièrement fonctionnel (votre enfant peut y accéder via un navigateur). Solution : activez le « Mode restreint YouTube » sur le compte de votre enfant.

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Vous emmenez votre enfant au supermarché. Il voit un jouet, le demande, et vous dites « non ». Et là, c’est le drame : cris, larmes, chute par terre, coups de pied. Vous êtes gêné(e). Les autres clients font demi-tour. Vous cédez et achetez cette fichue voiture. De retour à la maison, vous êtes furieux(se) contre vous-même. Les parents français ne réagissent pas ainsi, non pas parce que leurs enfants sont « obéissants », mais parce que, dès le plus jeune âge, ils appliquent le principe du « cadre et de la liberté ». La psychologue parisienne Anne-Laure Benattar (auteure de « Comment élever un enfant à la française ») propose 5 règles pour éviter les crises de colère en public.

Règle 1 : « Non », c’est « non », sans exception.

Si vous avez dit « non » à votre enfant pour une barre chocolatée avant le déjeuner, ne changez pas d’avis cinq minutes plus tard parce qu’il pleure. Les parents français pensent que céder après un refus apprend à l’enfant que les crises de colère sont efficaces. On renforce ce comportement. La prochaine fois, il pleurera encore plus fort et plus longtemps pour obtenir ce qu’il veut. Que faire ? Répondre fermement : « J’ai dit non. Si tu continues à crier, on quitte le magasin.» Si les cris persistent, faites demi-tour et partez. Même avec un chariot plein. Une ou deux fois, l’enfant comprendra que les crises de colère ne servent à rien. Certes, c’est délicat. Mais c’est plus rapide que des années de persuasion.

Règle n° 2 : Trois avertissements – pas pour les Français

Au lieu de répéter sans cesse « Arrête tout de suite ! Je te l’avais dit ! », les parents français utilisent un seul avertissement : « Si tu ne t’arrêtes pas, voilà ce qui va se passer.» Et si l’enfant continue, la punition est appliquée immédiatement. Par exemple : « Si tu ne ranges pas tes jouets, on n’ira pas au parc.» Si tu ne les ranges pas, tu n’iras pas au parc. Pas de seconde chance. Les enfants apprennent vite que les paroles de leurs parents ont du poids. Important : la punition doit être proportionnée (ne les privez pas de dîner à cause de leurs jouets) et suivre immédiatement la faute. Un enfant de 3 à 5 ans ne fera plus le lien entre une punition différée (le soir) et une raison.

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