Comment survivre à une crise d’adolescence : astuces françaises (sans psy ni crises)

par Odette Monnier

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Que faire face à l’automutilation (scarification, refus de s’alimenter) ?

C’est un signe grave. Il existe des lignes d’écoute gratuites en France : Fil Santé Jeune (0 800 0 … 235 236, anonyme). Ne l’ignorez pas. Premièrement : ne paniquez pas, ne criez pas : « Comment avez-vous pu ? » Deuxièmement : dites calmement : « Je vois que vous souffrez. Allons consulter un médecin ensemble. Troisièmement : contactez un psychologue scolaire (chaque lycée en France en possède un). La plupart des cas nécessitent une thérapie, mais avec une intervention précoce, le pronostic est favorable.

Traditions françaises : Le dîner du dimanche sans écrans

De nombreuses familles françaises ont une tradition : le dîner du dimanche se prend autour d’une grande table, les téléphones sont rangés dans un panier à l’entrée et la télévision est éteinte. Chacun partage les bons moments de la semaine. Les adolescents s’ennuient au début, mais au bout d’un mois, ils commencent à apprécier ce moment. Des études montrent que les dîners en famille réguliers réduisent de 45 % le risque de dépression chez les adolescents. Commencez par 15 minutes et augmentez progressivement.

Quand consulter un psychologue (sans honte)

Signes d’alerte : un changement de fréquentation sociale vers un entourage asocial, une chute brutale des résultats scolaires, une perte d’intérêt pour les loisirs habituels, des troubles du sommeil et de l’appétit, une agressivité qui dure plus de deux semaines. En France, il existe un système de « Maisons des Adolescents » – des structures publiques où l’on peut obtenir des consultations gratuites. Les rendez-vous peuvent se prendre par téléphone ou en ligne. Les parents craignent souvent la stigmatisation, mais la psychologie française s’en est depuis longtemps débarrassée. La thérapie pour adolescents est comme les cours de français : si on ne comprend pas la matière, on prend un tuteur.

Témoignage : « Mon fils de 14 ans ne me parlait plus. Il s’enfermait dans sa chambre, avec des écouteurs même en mangeant. J’ai essayé de le gronder, de lui prendre son téléphone — rien n’y a fait. Alors j’ai essayé l’écoute active. Je l’ai vu dessiner dans son carnet (je ne l’avais pas remarqué avant). Je lui ai demandé : « C’est à toi ?» Il a hoché la tête. « Tu aimes dessiner ?» Il n’a pas répondu. J’ai dit : « Je vois que tu as beaucoup travaillé.» Une semaine plus tard, il m’a montré le dessin lui-même. On va ensemble à l’école d’art le samedi. Le conflit n’est pas terminé, mais c’est devenu plus facile.» » — Thierry, 47 ans, Nantes.

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