Deuxième fonction : les radars de feux rouges. On en compte plus de 500 en France. Ils enregistrent non seulement le franchissement d’un feu rouge (l’amende est de 135 €, avec un retrait de 4 points), mais aussi les excès de vitesse dans la zone de feu. Un radar est généralement installé 50 mètres avant le feu. Si vous franchissez un feu orange sur le point de passer au rouge et que vous dépassez la limitation de vitesse d’1 km/h, vous êtes systématiquement verbalisé. Même si vous franchissez le feu orange, il s’agit d’une infraction si le radar enregistre le moment précis où le feu passe au rouge. À Paris, sur le boulevard Saint-Michel, en 2023, 4 000 conducteurs ont été verbalisés pour avoir franchi un feu rouge pendant une fraction de seconde.
Troisième fonction : les radars de contrôle de distance. Oui, cela existe aussi. En France, environ 200 radars de sécurité sont installés pour détecter les excès de vitesse sur les autoroutes. La distance minimale est de deux secondes, soit environ 60 mètres à une vitesse de 110 km/h. Si vous suivez un camion à 20 mètres derrière vous, le radar détecte les deux véhicules, calcule la distance et envoie une amende au propriétaire du véhicule suiveur. L’amende s’élève à 135 € et trois points sont retirés du permis. Nombreux sont ceux qui ne découvrent l’existence de ce dispositif qu’à la réception d’un courrier, car le radar n’émet pas de flash (il fonctionne en infrarouge). Ces radars sont généralement installés dans les tunnels et sous les ponts, comme le tunnel du Fréjus à la frontière italienne.
Quatrième fonction : les radars de nouvelle génération lisent les plaques d’immatriculation par tous les temps, de nuit et même si la plaque est recouverte de saletés. Tous les radars modernes sont équipés d’un éclairage infrarouge et d’algorithmes de reconnaissance. Le seul moyen d’éviter une contravention est de respecter la loi. Les revêtements, sprays et cadres anti-radar spéciaux pour plaques d’immatriculation sont inefficaces et constituent une infraction distincte (amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €).
Cinquième nouveauté : les radars mobiles dans les véhicules civils. Depuis 2020, les radars sont autorisés en France dans des véhicules discrets bleus, notamment des Peugeot 308, Renault Mégane et Citroën C4. Ces véhicules ne comportent aucun signe distinctif. Les conducteurs de police peuvent ainsi effectuer des relevés en conduisant. Impossible de savoir s’il s’agit d’un véhicule ordinaire ou d’un leurre. En 2023, ces véhicules représentaient 15 % des amendes pour excès de vitesse sur autoroute.
Comment éviter le retrait de permis ? Le système de points français : un jeune conducteur obtient 6 points, un conducteur expérimenté 12. Un excès de vitesse de 10 km/h (sur une limite légale de 50) entraîne un retrait de 1 point. Un excès de 30 km/h entraîne un retrait de 2 points et une amende de 135 €. Un excès de vitesse de 50 km/h ou plus entraîne un retrait de 4 points, une amende de 1 500 € et une possible confiscation du véhicule. À partir de 12 points, le permis est retiré. Vous pouvez repasser les examens théorique et pratique dans six mois. Mais le plus simple est de respecter le code de la route.
Témoignage d’un lecteur bordelais : « J’ai perdu 8 points en deux mois sans même m’en rendre compte. Une amende pour non-respect des distances de sécurité (je roulais trop près d’un camion), une autre pour excès de vitesse sur l’autoroute (je pensais pouvoir rouler vite entre les radars), et une troisième pour avoir grillé un feu orange. Maintenant, je m’offre un café et j’attends tranquillement aux feux. Je ne me presse plus. Conseils : gardez vos distances, ne vous fiez pas aux radars « bêtes ». Ils sont bien plus intelligents qu’on ne le croit.»
Bonus : Utilisez Waze avec prudence. Certes, c’est légal en France, mais la police peut vous verbaliser pour utilisation de l’application au volant (amende de 135 €). Activez les notifications vocales et évitez de toucher votre téléphone.
